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"A Mouthful" de The Do. Plus que la musique de la pub Oxford, c'est un CD riches en sons et hétérogène. Vivement recommandé. Site web 

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Top 10 de la semaine

(nbre de titres )

1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 01:23
 
facebook-copie-1.gifCela faisait longtemps que je n'avais pas fait de titre avec un jeu de mots dont je suis fier :-)

Faut-il encore présenter
Facebook? Une définition subjective serait "MySpace en lisible et avec plein d'applications qui ne servent à rien". Une définition plus rigoureuse se trouve ici.  "Pourquoi veut-il (encore) en parler" diront les mauvaises langues? Parce que Facebook, c’est un peu les galeries Lafayette (« le bonheur des dames ») pour les sociologues.
Si demain je devais faire un truc un peu fou, j'irais en Corée, je plaquerais mes études pour me lancer dans la sociologie avec comme sujet Facebook.
 
Je sais que je ne vais pas me faire d’amis, mais mon hypothèse cynique serait : plus on a d’ « amis »  Facebook, moins on a de vrais amis. L’idée repose sur un calcul simple : on consacre son temps soit à 100 personnes, soit à 10. Dans le second cas, les relations sont plus approfondies. Je sais que j’exagère, mais je ne peux m’empêcher de penser à ça quand je vois certains profils…
 
Je m’éloigne du cynisme pour en venir à un bienfait : la créativité. Dans un océan de rien (si si, j'insiste) subsistent quelques îlots d' humour et d'originalité. Si les applications illustrent cette idée (cf. la carte du monde sur laquelle on peut montrer ses voyages), les groupes constituent l’exemple parfait. Ainsi, en quelques minutes, je suis tombé sur : Pour l'installation de PORSCHElib' à Paris, I play squash for the fame, fortune, and of course the groupies , Pour l'interdiction d'applaudir à l'atterrissage.
 
Et ce n’est pas tout car Facebook est la révolution de la communication. J’ai ainsi entendu une histoire selon laquelle quelqu’un aurait rompu avec son ex- en ligne. En un clic, en changeant son statut de «  in a relationship » à « single » , la personne a pu faire passer instantanément son message au monde entier. Quand je pense qu’avant il fallait faire ça de vive voix, ou par courrier (la honte). Il y a bien sûr eu le pager (ex : Tam-Tam), l’e-mail ou le SMS et la force de ses quelques lettres (ex : JTE KIF +), mais cela nécessitait toujours de faire passer le message auprès de ses amis. Merci Facebook…
 
Je m’éloigne à nouveau du cynisme et finirai avec quelques points :
- Facebook est un site bien fait dans le sens où l’on peut y passer beaucoup de temps à rien faire
- Selon moi, le site jouit d’un effet de mode fondé sur du vague, ce qui devrait mener à un désintérêt croissant excepté pour les lycéens et les collégiens
- Il existe malgré tout une VRAIE utilité : Facebook permet en effet de retrouver facilement ses amis perdus de vue, sans passer sur le plateau TV de Jacques Pradel. Ouf…
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Published by Greg - dans Internet
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1 novembre 2007 4 01 /11 /novembre /2007 01:01
Pour vous, une photo du mur de berlin :
 Mur-de-berlin.jpg
  
Ha ha.
Ceci n’est qu’un avant-goût. D’autres photos (mieux) devraient arriver ce week-end.
 
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Published by Greg - dans Humour
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23 octobre 2007 2 23 /10 /octobre /2007 23:02
Il fait froid. Désolé si je commence par les émotions, ca doit être à la mode

J'ai enfin l'impression d'avoir trouvé le bon rythme : travail efficace - sorties dans la ville - nuits raccourcies.
Cela fait 2 week-ends que je sors avec mon appareil photo pour m'imprégner de la ville. Mes premières impressions (je vous invite à consulter l'album se trouvant dans la colonne de droite pour voir les photos dans un plus grand format) :

J'adore le contraste saisissant entre des bâtiments attirants (rénovés ou modernes) et des constructions en perdition, vestiges de l'ex-Allemagne de l'Est. Exemples :
Dans le centre (Rosenthaler Strasse) se trouve une allée mignonne avec des magasins plutôt "classes".
Berlin7.jpg
Mais si vous faites 15m de plus, vous tombez sur une allée quelque peu différente :
Berlin9.jpgAu fond se trouve des bars décalés et un cinéma dans lequel vous pouvez regarder un match de foot bière à la main (testé et approuvé!). Le décalage est vraiment impressionant.

De la même manière, la photo suivante a été prise à 40m d'un hôtel ****:
Berlin4.jpg
Je ne vais pas faire l'apologie du "crade". Néanmoins, je trouve que sa présence est représentative de la mentalité de Berlin. De par son histoire, la ville se retrouve à faire cohabiter - voire à mélanger - le "crade" et le "propre". Et il me semble que ceci apporte d'une certaine manière une ouverture d'esprit. Contrairement à Londres ou Paris où vous pouvez rester "cloîtrés" dans les beaux quartiers, Berlin ne possède pas vraiment d'endroit 100% chic. Où que vous soyez, il y a aura toujours quelque chose hérité d'une culture un peu "underground".
Ainsi, j'ai pu croiser dans Prenzlauer Berg (le quartier à la mode) un immeuble apparemment rénové dont le premier étage avait été taggé sur commande :
Berlin15.jpg
Berlin ne cherche pas à effacer à tout prix son passé en se précipitant sur le conventionnel. La ville, à défaut d'être toujours magnifique, témoigne d'un vrai style. Ceci est symbolisé par la
Fernsehtum, une tour TV au beau milieu d'Alexander Platz au centre de Berlin. C'est la seule construction que l'on voit de partout dans la ville, et je suis persuadé que ce n'est pas un hasard si elle ressemble à une boule à facettes :
Berlin3.jpg
J'ai du mal à traduire la manière dont je ressens tout cela, mais finalement, je dirais que Berlin ne possède pas le formalisme ou l'arrogance que l'on peut retrouver à Paris ou Londres. On s'y sent bien et ce, autant dans les endroits "classiques" que dans ceux un peu plus décalés.
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Published by Greg - dans Berlin
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 23:49
K2000.jpgOn ne le dira jamais assez : pour apprendre une langue, il faut se rendre dans un pays où elle est parlée. Je sais que certains n'ont pas cette chance, mais je pense avant tout à ceux qui peuvent se le permettre et qui ne le font pas (oui, toi!).
Une fois dans le pays en question, tout est plus facile. En effet, il suffit de faire n'importe quoi tant que vous parlez ou entendez allemand. Vous pouvez par exemple parler en allemand à votre mur, mais je suggère d'autres activités. Voici les miennes:
- regarder la TV : peu importe le niveau intellectuel, la télévision, ça rime avec cochon. Tout est bon! K2000 (souvenirs, souvenirs) en allemand passe très bien. Bon c'est vrai, je conseille plutôt les infos (on notera qu'elles sont à 21h45 sur ZDF, mais j'y reviendrai un autre jour).

- lire : des journaux, des livres, les instructions d'évacuation (ça rime aussi avec cochon) du métro

- écouter : la radio par exemple, mais pas seulement. Vous avez droit au conseil du père Greg avec les Podcasts! En ce moment, je suis abonné à "
langsam gesprochenen Nachrichten". Cela signifie "l'actualité racontée lentement". La radio allemande Deutsche Welle propose ainsi quotidiennement un "anti-flash" (si vous me passez l'expression) de 15 mn dans lequel un journaliste prend le temps (vraiment!) de faire un bulletin de news. C'est un peu exagéré, mais ça me convient.
- écrire : cela sert à valider votre allemand dans le sens où c'est l'occasion d'utiliser les nouvelles expressions, tournures ou règles que vous avez apprises. L'orthographe y est mis en avant aussi. Je sais maintenant comment orthographier Nachrichten!
- parler : il n'y a que ça de vrai en fait. Une heure avec mes collocs' est sans doute le meilleur exercice qui soit. On essaie, on apprend, on corrige et tout ça dans la bonne humeur!
- boire! Je parie que vous ne l'attendiez pas celui là! Et pourtant. Boire (avec modération) délie la langue. C'était une légende, mais j'ai pu le vérifier (avec modération). En fait, d'une manière plus générale, un laisser-aller s'installe au cours des soirées et cela libère vraiment pour parler. A ceci s'ajoute également le fait d'être "échauffé" comme en sport. 

Pour ce qui est des résultats, et bien je continue de progresser. Le chemin est encore long, mais il me reste encore 8 mois.

Ps : beaucoup de blagues "fil rouge" aux tendances alcoolisées. Je rassure évidemment ma mère tout le monde, je n'ai pas encore sombré dans l'alcool. Mais on ne peut nier le rôle important que joue la bière dans ce pays!
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16 octobre 2007 2 16 /10 /octobre /2007 23:40
Un petit supplément à l'article précédant concernant la pfand :
J'ai oublié de dire qu'en Allemagne, une pfand est parfois payée pour les consommations dans les bars. On revient ici au sens premier du mot, à savoir "consigne". Un supplément est ainsi ajouté pour le verre ou la bouteille qui contient votre boisson (au hasard, une bière). Vous récupérez la pfand simplement en rapportant la bouteille ou le verre.
Le but premier ici n'est pas vraiment de recycler mais plutôt de faire en sorte que les gens ne cassent pas leur verre (pas de verre, pas de pfand remboursée). J'avoue apprécier ce type de responsabilisation même si c'est ch... d'attendre pour rendre son verre. 

Les allemands sont impressionants. Je vois mal un tel système être accepté en France. Alors qu'ici, les allemands sont responsables jusqu'au bout, jusqu'à ... la mise en bière (je devais la faire désolé)...

PS : et en plus, on apprécie encore plus les boissons offertes (au hasard une bière) car on est allégé du souci de préserver son verre!
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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 21:34
100% environment friendly!"il ne faut pas jeter la bouteille si tu veux récupérer la pfand"

Le mot du jour : Pfand. Il signifie « consigne » en allemand et suffit à résumer l’écart entre la France et l’Allemagne en terme d’environnement.
 
En Allemagne, pour chaque boisson achetée – au (eau !) hasard, une bière – vous payez quelques centimes supplémentaires qui correspondent à la pfand. Vous pouvez ensuite récupérer cette somme en allant dans un supermarché et en rendant la bouteille vide.

Cela marche pour le plastique, le verre etc. C’est efficace et cela représente rapidement une somme rondelette que l’on n’oubliera pas de réclamer. Ainsi, j’ai rapporté deux caisses de bières - au hasard…- il y a quelques jours. Pour les 40 bouteilles, m’ont été remboursés 6€. Ce qui finance largement la caisse suivante !
 
Les avantages sont nombreux :
-  la « pfand » incite bien sûr à rapporter toutes les bouteilles qui peuvent ensuite être recyclées
-  elle permet aussi de limiter les emballages en carton. Vous ne trouverez pas en Allemagne de packs de bières - au hasard...- mais des caisses. Rapportées à chaque fois, celle-ci peuvent donc être utilisées à plusieurs reprises, et donc éviter la consommation de carton
- les quelques bouteilles qui traînent dans la rue ont une valeur, même petite. Les plus démunis se chargent de les ramasser, ce qui optimise le recyclage. Je me mets aussi à la (triste) place d’un sans-abri et je me dis que je préfèrerais cela à la mendicité dans la limite du possible.
 
J’aurais pu aussi vous parler du triage (4 poubelles à la maison : papier, plastique, verre et autres) ou de la prédominance du vélo. Mais je crois que la pfand suffit à illustrer le retard que nous pouvons avoir.

PS (Private Scriptum) : Pfand, c'est un joli mot allemand à enseigner à des enfants. Cela permer de mieux les éduquer concernant les enjeux écologiques!
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8 octobre 2007 1 08 /10 /octobre /2007 21:24
Le post précédent était le 100ème publié sur ce blog. Il s’ajoute aux quelques autres qui se trouvent sur mon ancienne adresse. Quoiqu’il en soit, j’avoue être assez content d’en être arriver là (j'aime les chiffres ronds et symboliques). Tenir un blog est un exercice que je trouve difficile mais très intéressant. Pour mémoire, mes motivations se trouvent ici
Je suis très fier de mes plus de 20 visiteurs uniques quotidiens (4300 au total pour 11 000 pages vues en un an et demi). Certes on est loin des 3,7m de visiteurs atteints par Dailymotion sur une journée. Mais ça fait plus de personnes que mon entourage direct donc quand même (inconnu, inconnue : qui es tu ? manifeste-toi !).
J’ai toujours un grand plaisir à entendre quelqu’un me dire qu’il/elle suit mon blog, régulièrement ou non. Finalement, l'important est que les visiteurs apprécient de venir. Visiter pour faire plaisir n'a pas forcément beaucoup de sens. 
D'autant que je ne me fais pas d’illusions. Je sais que les gens sont occupés, qu’ils ne consacrent pas forcément beaucoup d’heures à Internet, et qu’ils ont donc mieux à faire que de suivre un blog à la qualité variable (je vous laisse décider des extrêmes).
Le mot de la fin : merci !!!
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Published by Greg - dans MeMyself
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5 octobre 2007 5 05 /10 /octobre /2007 00:33
f--te-nationale-allemande.jpg"Ils ont tout construit pendant la nuit. Quand elle s'est réveillée, elle s'est retrouvée coincée."

Mercredi dernier était férié. Il s'agissait en effet de la fête nationale. Instaurée depuis (seulement) 17 ans, elle célèbre le jour officiel de la réunification entre la RFA et la RDA. Cette date a été préférée au 9 novembre (chute du mur) qui correspond aussi à la tentative ratée de putsch de Hitler en 1923 ainsi qu'à la Nuit de Cristal en 1938. 
Personnellement, la réunification est bizarre, parce que, finalement, cet événement me paraît beaucoup plus lointain qu'il ne l'est en réalité. J'avais 6 ans lors de la chute du mur. J'avais donc des choses bien plus importantes à faire comme faire un chateau lego ou embêter mon frère.
Mais un séjour en Allemagne, et notamment à Berlin permet de mieux comprendre comment a été vécue la séparation du pays puis sa réunification. Ainsi la citation qui commence ce billet est celle de la collocataire d'un ami. Sa famille réside à Berlin. Le mur a été construit dans la rue où habitait son arrière grand-mère et celle-ci s'est était du "mauvais" côté. En une nuit, elle s'est retrouvée coupée de toute sa famille. Elle m'a expliqué que certains couples se ont ainsi séparés car ils n'avaient pas dormi dans le même quartier le temps d'un soir.
Aujourd'hui le 4 octobre est largement fêté. Un grand concert a été organisé à Berlin, ainsi que plusieurs autres manifestations.
Je crois que ces dernières années ont apporté le recul nécessaire pour traiter le sujet. Ainsi les films "Goodbye Lénine" et "La Vie des Autres" ont connu un vif succès. Hier soir, j'ai regardé un téléfilm dans le lequel le(s) scénariste(s) crééai(en)t une histoire à l'eau de rose et jouai(en)t avec le mur : "je passe d'un côté, tu es de l'autre, tu me rejoins, mais je suis à nouveau de l'autre côté etc...".
Je n'ai pas une énorme connaissance sur le sujet, mais il me semble que c'est très bien dans un contexte où tout n'est pas cicatrisé.
En effet, le Monde rappelait récemment qu'une étude du gouvernement allemand estimait à 20 ans le délai nécessaire pour que l'Allemagne de l'Est rattrappe son retard. Ce phénomène est notamment freiné par une montée de l'extrême droite qui fait fuir les capitaux étrangers. 
Dans le même esprit, nous avons eu droit ce matin à une présentation d'un salarié d'Invest in Germany qui, comme son nom l'indique, a pour but de favoriser la venue d'investisseurs étrangers. Il nous a montré une carte indiquant, selon les régions, le niveau des subventions accordées aux entreprises. La zone avec les aides les plus élevées dessinait assez bien l'ex-RDA... 
Est-ce un cas si unique? Pas sûr quand on voit ce qui se passe en Belgique.

Ps : traduction mot pour mot sur l'image : nous sommes un peuple.
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1 octobre 2007 1 01 /10 /octobre /2007 22:37
Ce week-end, c'était le marathon de Berlin 2007. Impossible de passer inaperçu pour deux raisons
- des alumni de mon école ont créé une
association à travers laquelle ils courent en 3 ans les marathons des 5 villes dans lesquels se trouvent les campus de mon école. Ils en profitent pour promouvoir l'association « Autour des Williams » qui regroupe des parents dont les enfants sont atteints du syndrome de Williams-Beuren.
- le marathon passait exactement ... sous ma fenêtre!

Le départ était à 9h, mais les cloches de supporters bavarois m'ont tiré du lit vers 8h15. Après, tout s'est enchaîné assez vite car mon immeuble est au début du parcours. 

Au début pas grand chose :
Marathon Berlin 2007



Puis la tête de course arrive : 
Marathon-Berlin-2007-5.jpg

Puis le reste du peloton : 
Marathon-Berlin-2007-7.jpg
J'ai ainsi regardé pendant 40mn les coureurs (40 000!) passer, en cherchant ceux que je connaissais (j'en ai trouvé 3!). Mes collocataires avaient joué le jeu en sortant une bannière de Hambourg et un drapeau français qui nous ont valu quelques salutations de la part des coureurs. Evidemment on trouve beaucoup de coureurs plus ou moins nus ou déguisés. J'ai aussi aperçu un coureur qui faisait le marathon ... en reculant! Je l'ai retrouvé ensuite à la TV où il affirmait en avoir fait 161 de la sorte ! 

Vraiment l'ambiance était hyper agréable et ça donnait envie. Un jour peut-être, moi aussi...

PS : les photos en taille réelle se trouvent avec d'autres dans un album accessible à partir de la colonne de droite.

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28 septembre 2007 5 28 /09 /septembre /2007 01:39

money-time-copie-1.jpgC'est le Money Time. En anglais, ce terme désigne les dernières minutes des rencontres sportives, moment au cours duquel tout se joue, et donc où il faut être au top.
Et bien on y est. Nos CV doivent être en ligne ce dimanche en allemand et / ou en anglais pour les recruteurs. Je cherche un stage aka "l'ultime rempart avant mon premier emploi"
A vrai dire, nous cherchons un stage. Et c'est pour cela que c'est le Money Time : 150 étudiants au coude à coude, prêts à s'entretuer (mais non je n'exagère pas. Je ne parle même pas des dizaines d'autres promos environnantes...). 

C'est le Money Time. Il a commencé ce soir lors d'un cours de cuisine informel avec un cabinet de conseil en stratégie " (ça tombe bien, c'est ce que je cherche!)classé "top bien mondial. Nous voilà donc 15 heureux sélectionnés, ici pour nous renseigner et, bien sûr "networker".

C'est le Money Time, et c'est la merde. Ceux qui auront vu que ce billet est classé dans "l'allemand, la langue" vont enfin comprendre de quoi je parle :
4h avec des allemands, à parler en allemand, et à être comparé à des allemands....

Mon allemand n'est pas encore au top. Le plus frustrant, c'est que cela m'empêche d'être moi même. Je crois qu'une (bonne) partie de ma personnalité est de faire ... hum ... j'allais dire "des traits d'esprit" mais ça fait trop arrogant. Disons "des rebondissements sur les propos des autres" (c'est assez maladroitement dît pour ne pas trop me mettre en valeur...). Et bien là : niet! Pire, je ne comprends pas tout, ce qui doit tout me donner sauf un air intelligent. Et autant face à mes collocs', quand je suis perdu,je peux faire une blague avec mon meilleur ami dictionnaire, autant face à un consultant j'ai du mal à convaincre.

C'est un des bonheurs de ma
formation européenne : tout remettre en cause, toujours. Avec 4 stages cherchés en 3 ans, je suis le champion du monde du CV et de l'entretien (dans le sens où je sais comment ça se passe et où je n'ai pas d'appréhension particulière). Mais au UK, il m'a fallu rédiger en anglais mon CV et affronter des interviewers dans la langue de Shakespeare. Allemagne : rebelote! Me revoilà à traduire mon CV dans la langue de Tokyo Hotel Goethe. Je dois aussi me préparer à ne pas tout comprendre au cours d'entretiens...

Oui mais voilà, les allemands n'auront pas l'Alsace et la Lorraine
BCG et Bain. Je travaille beaucoup mon allemand comme je vous le prouverai dans un prochain billet. Bientôt je pourrai à nouveau être moi-même. J'ai de l'ambition ET de l'abnégation.

J'ai toujours pensé que le choix était le pire des luxes (fraise tagada ou banane? Calvin ou Hobbes? Mer ou montagne?). Et bien le fait de tout remettre tout le temps en question se situe juste derrière.

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