"A Mouthful" de The Do. Plus que la musique de la pub Oxford, c'est un CD riches en sons et hétérogène. Vivement recommandé. Site web
Pour ceux qui auraient raté l'épisode précédent sur mon niveau d'allemand, merci de m'envoyer une justification par mail. Vous pouvez toujours le rattraper ici (objectif "top-ergonomie du site").
C'est le Money Time. En anglais, ce terme désigne les dernières minutes
des rencontres sportives, moment au cours duquel tout se joue, et donc où il faut être au top.
Et bien on y est. Nos CV doivent être en ligne ce dimanche en allemand et / ou en anglais pour les recruteurs. Je cherche un stage aka "l'ultime rempart avant mon premier emploi"
A vrai dire, nous cherchons un stage. Et c'est pour cela que c'est le Money
Time : 150 étudiants au coude à coude, prêts à s'entretuer (mais non je n'exagère pas. Je ne parle même pas des dizaines d'autres promos environnantes...).
C'est le Money Time. Il a commencé ce soir lors d'un cours de cuisine informel avec un cabinet de conseil en stratégie " (ça tombe bien,
c'est ce que je cherche!)classé "top bien mondial. Nous voilà donc 15 heureux sélectionnés, ici pour nous renseigner et, bien sûr "networker".
C'est le Money Time, et c'est la merde. Ceux qui auront vu que ce billet est classé dans "l'allemand, la langue" vont enfin comprendre de
quoi je parle : 4h avec des allemands, à parler en allemand, et à être comparé à des
allemands....
Mon allemand n'est pas encore au top. Le plus frustrant, c'est que cela m'empêche d'être moi même. Je crois qu'une (bonne) partie de ma
personnalité est de faire ... hum ... j'allais dire "des traits d'esprit" mais ça fait trop arrogant. Disons "des rebondissements sur les propos des autres" (c'est assez
maladroitement dît pour ne pas trop me mettre en valeur...). Et bien là : niet! Pire, je ne comprends pas tout, ce qui doit tout me donner
sauf un air intelligent. Et autant face à mes collocs', quand je suis perdu,je peux faire une blague avec mon meilleur ami dictionnaire, autant face à un consultant j'ai du mal à
convaincre.
C'est un des bonheurs de ma formation européenne : tout remettre en cause, toujours. Avec 4 stages cherchés en 3 ans, je suis le champion du monde du CV et de
l'entretien (dans le sens où je sais comment ça se passe et où je n'ai pas d'appréhension particulière). Mais au UK, il m'a fallu rédiger en anglais mon CV et affronter des interviewers dans la
langue de Shakespeare. Allemagne : rebelote! Me revoilà à traduire mon CV dans la langue de Tokyo Hotel Goethe. Je dois aussi me préparer à ne pas tout comprendre au cours
d'entretiens...
Oui mais voilà, les allemands n'auront pas l'Alsace et la Lorraine BCG et Bain. Je travaille beaucoup
mon allemand comme je vous le prouverai dans un prochain billet. Bientôt je pourrai à nouveau être moi-même. J'ai de l'ambition ET de l'abnégation.
J'ai toujours pensé que le choix était le pire des luxes (fraise tagada ou banane? Calvin ou Hobbes? Mer ou montagne?). Et bien le fait de
tout remettre tout le temps en question se situe juste derrière.
On ne le dira jamais assez : pour apprendre une langue,
il faut se rendre dans un pays où elle est parlée. Je sais que certains n'ont pas cette chance, mais je pense avant tout à ceux qui peuvent se le permettre et qui ne le font pas (oui,
toi!).
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