"A Mouthful" de The Do. Plus que la musique de la pub Oxford, c'est un CD riches en sons et hétérogène. Vivement recommandé. Site web
La série concerts continue. Je ne sais pas si je vais vous parler de tous, mais celui-ci me tenait particulièrement à coeur puisqu'il s'agissait de The Rapture. J'ai déjà évoqué ce groupe rapidement lors d'un post précédent. S'agissant de mon CD 2006 préféré, vous imaginez bien que l'attente était énorme.
J'ai aimé ce
concert pour plusieurs raisons. L'ambiance d'abord : j'étais accompagné de personnes que j'apprécie beaucoup, et surtout, nous étions entourés de fans hystériques avec une
grosse proportion d'étrangers. Les gens connaissaient, aimaient et chantaient.
En plus, la salle se prête bien au jeu puisque le sol bouge sous les sauts rythmés du public!!! Elle est petite et le sol est légèrement en pente, ce qui offre une bonne vue sur la scène, pour les grands comme pour les petits!
Le style du groupe ensuite. Ils ont un son bien à eux, un peu "underground" comme je les aime. Je veux dire par là que, en plus de mettre beaucoup d'énergie, ils crée des morceaux vraiment excellents à partir de sons ou de chants (l'un des chanteurs n'a rien à envier aux Bee Gees et leurs préférences pour les aigus) assez déroutant. Il ne faut pas être étonné de voir sur le même morceau une basse, une guitare très saturée et... un saxo (pas la voiture!).
Puisqu'il faut être critique dans la vie, je dirais qu'il est dommage que certains sons des albums disparaissent en live sous le poids des autres. Et aussi qu'ils n'aient pas joué "open up your heart", chanson aussi simple que magnifique.
Je terminerai avec ces "djeun's" intenables qui profitaient de l'absence de sécurité pour monter sur scène. Je comprends leurs "trips" mais bon... Par contre c'était très amusant quand le chanteur les a faits monter lors de la dernière chanson pour après se lancer dans une séance de dédicaces. Mon frère était intenable! Hé hé
Je n'ai pas encore chroniqué mon dernier concert : je ne compare pas mes cadeaux d'anniversaire, mais une très bonne partie de cadeau (en plus d'une superbe cravatte! J'espère ne pas en faire trop parce que je le pense!) était un billet surprise pour les Arctic Monkeys à l'Elysée Montmartre. Une très bonne idée mais qui prenait le risque que le concert soit décevant. Le verdict? Il fut très bon mais...
Oui il fut très bon. Ce groupe dont j'ai déjà parlé ici est la révélation rock 2006 qui s'est permise de battre les records de ventes d'albums la première semaine depuis un groupe vaguement nommé les Beatles. Leur histoire est un conte de fée si je ne me trompe pas : carton sur leur blog, bouche à oreille à bouche à oreille à bouche à oreille. Le groupe s'est même permis de choisir son label, luxe ultime.
Et cette réputation, bien qu'un peu amplifiée, reste largement méritée : leur premier album est un bijou de rock, d'énergie et de spontanéité.
Sur scène, les chansons rendent très bien, il n'y a rien à dire. On pourra leur reprocher un peu de dynamisme, mais la mélodie l'emporte. Et surtout, "dieu me touche" (citation desprogienne), j'adore certains titres dont From the Rubble to the Ritz et A certain Romance.
Alors pourquoi il dit "mais" demanderont les lecteurs qui auront suivi (je les en remercie)?
Ce n'est pas leur tenue British avec leurs polos aux couleurs immondes qui ont fait naître une vague de nostalgie en moi.
C'est le fait que ce groupe est composé d'adolescents entre 20 et 21 ans. Mais ils font tellement jeunes! Et pourtant ils étaient bien là. Leur âge est surement la raison de leur manque de présence sur scène. S'il tient bon (et qu'il fait des RAPPELS!!!), ce groupe pourrait être une tuerie dans les années à venir.
J'ai apprécié la musique, mais j'ai aussi pris le temps de regarder autour : des djeun's partout : des groupies qui hurlaient les paroles derrière et des brutes prêtes à en découdre dans la fosse. "Et au milieu de tout ça, il y a moi" (qui a trouvé la citation?). Le coup de vieux. Malgré les affinités musicales, je n'avais pas l'impression de partager beaucoup avec cette jeune foule. Franchement, j'ai vieilli le temps d'un concert. En plus j'avais mon costard dans un sac à mes pieds, vous imaginez le contraste.
Bon n'exagérons rien, j'ai passé une bonne soirée. Mais quand même!
Dans 2 semaines je vois Eiffel et son public plus agé je crois : "il n"y aura pas de mais, avril pourra remettre ça". Ah, les calèches de l'amour...
Le monde de la bourse est
impitoyable. Ainsi, les entreprise cotées doivent publier chaque trimestre leur résultat. Bon, l'efficacité de la chose est encore à démontrer, mais j'ai décidé
d'appliquer cela aux CD's!
Donc voici mon rapport trimestriel sur la musique, aussi peu exhaustif que très subjectif:
D'une manière générale, les CD's ont dépassé les attentes de l'analyste que je suis. Le volume a été très important, l'année a commencé sur un rythme effréné avec une dizaine de sorties significatives qui ont pu embellir les tours à CDs en plus des CD's achetés à bas prix lors de la correction du marché (les soldes).
Si la variance a été grande, on peut néanmoins parler d'entrées réussies sur le marché. Kaiser Chiefs, Bloc Party, The Arcade Fire ont su confirmer des premiers albums réussis. A cela s'ajoutent d'excellentes surprise comme le magnifique "Myth Takes" (je ne m'en lasse pas) de "!!!" ou le premier album des Klaxons. Certains groupes ont néanmoins affiché des résultats en deça des attentes des analystes. Malgré un "profit warning" en septembre avec l'album solo et decevant d'un de ses membres (Darkel), le marché a sanctionné "Pocket Symphony", le dernier opus d'Air. Le cours des places sur Ebay a progressivement chuté depuis sa sortie.
La perle du trimestre? Si Bloc Party présente la meilleure performance ponctuelle avec un single rock ENORME ("Song for a Clay"), c'est Eiffel et son chanteur à tout faire Romain Humeau qui retiennent l'attention en revigorant une industrie du rock français en mal de leaders. "Tandoori" est un petit bijou que je ne peux que recommander à tout le monde. Prenez le temps d'écouter, ça en vaut la peine.
Côté assemblées générales (concerts)? Rien à redire avec 5 AGs qui ont pleinement convaincu les acitonnaires sur les stratégies des groupes. Mention particulière à Archive qui a sublimé le public pendant plus de deux heures, réussissant à faire passer toutes ses résolutions, dont l'augmentation du capital des morceaux (à 15 mn) et la reprise temporaire d'un des actifs de Portishead(et quelle reprise!).
En lisant cette chronique musicale teintée de "Jean Pierre Gaillard", vous devez penser : ce gars est fou. Et bien, à force de lire des rapports d'analystes, en effet, oui je deviens un petit peu fou.
Mais il s'agit là aussi d'un clin d'oeil à propos d'un nouveau modèle économique en discussion dans l'industrie musicale : les fans financent une partie de la production des artistes. En échange, ils recoivent des réductions sur ses CD's et concerts, et surtout ils touchent une partie des bénéfices réalisés.
"Quoi? C'est pas vrai! Monde capitaliste" s'insurgeront certains. Et bien oui, mais le constat est là : puisque les gens téléchargent gratuitement, les labels et les artistes vont mal. 2 sur 4 perdent de l'argent. Produire un groupe est de plus en plus cher.
La fin du CD est proche! J'en pleure déjà...
Ca faisait longtemps que je n'avais rien écris sur la musique. En ce qui me concerne, la saison des concerts est terminée. Un calcul rapide a estimé à
16 le nombre d'événements musicaux (concert ou festival) pour un total d'environ 40 artistes vus (1ères parties non comprises) :-)
Prince est une figure incontournable de la
musique. Il a aussi un talent certain pour faire parler de lui. Pour ceux qui ne connaissent pas trop, Wikipedia est
là.
Pour les
non-parisiens, sâchez que ce week-end se tenait la Techno Parade, événement sympa à découvrir. Enfin là, c'est trop tard là, il faudra attendre l'année prochaine.
J'ai lu un article intéressant et étonnant sur l'élan écologique qui a touché la manifestation. Cette année, la
Techno Parade a décidé d'être verte avec :
- contrôle du niveau du son
- une compensation financière reversée au programme Carbone de Yann-Arthus Bertrand
- la communication imprimée sur papier recyclé et encre végétale,
- des flyers électroniques
- un guide en ligne proposant aux clubbers "quelques gestes simples et sympas pour faire la fête de façon plus propre" (ex : jette ta canette, prends un douche et
pas un bain, évite l'avion etc... Rien d'extraordinaire mais c'est toujours ça.)
Question au passage : combien a couté ce geste écolo? Parce qu'en échange, l'organisation à reçu une subvention de 15 000€. Moi aussi je suis écolo avec l'argent
des autres.
Mais la vraie question est : va-t-on enfin et durablement baisser le son? Je suis accro aux concerts, et je suis chaque fois étonné par
l'intensité du volume. Je suis persuadé que si l'on baissait le volume de 15%, les gens entendraient aussi bien (surtout dans les salles fermées), et tout le monde s'en porterait mieux.
Pareil en boîte de nuit, où l'on ne peut même pas s'entendre parler (l'alcool et la musique à fond : vos partenaires de soirées géniales avec des gens à qui vous n'avez rien à
dire!).
Vraiment, j'ai beau réfléchir, je ne trouve pas la raison pour laquelle il faut donner la possiblité aux gens de venir s'exploser les tympans.
Alors, coup de pub ou début d'un vrai changement? Pour une fois, je ne vois pas d'intérêts cachés (financiers ou autres). Mais le fait que la musique soit si forte
est tellement ancré que je crains que cela ne change.
Donc la question suivante est : à quel point le fait d'aller régulièrement à des manifestations musicales peut nuire à l'audition?
D'ici là, je garde une réserve de boule quies...
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