Mon blog déménage. Au sens propre malheureusement. Pas de groupes de fan entassés sous ma fenêtre. Juste une nouvelle adresse :
http://betagreg.wordpress.com
Et pour nourir vos Netvibes et autres feed RSS, voici le lien qu'il vous faut :
http://betagreg.wordpress.com/feed
Un nouveau blog, pour un (semi-)geek, c'est comme une nouvelle coupe de cheveux chez une fille : cela répond à un besoin de changement.
Je n'aime pas Over-Blog et vous propose donc un nouveau blog au style plus épuré. Tous les commentaires sont les bienvenus.
La forme change, mais le contenu restera le même : sujet, fautes d'orthographe (de moins en moins!), humour (?) ...
PS : ... et jeux de mots bien sûr :-)
On pourra
utiliser en Allemagne la fameuse formule : dis moi ce que tu conduis et je te dirai qui tu es. En Allemagne, la voiture est plus qu'un assemblage de métal sur quatre roues,
c'est un objet de culte.
On connaît les allemands rigoureux et respectueux des règles. Mais dans une voiture, cela n'existe plus. L'allemand conducteur n'a que trois soucis lorsqu'il roule : lui-même, sa
voiture et sa voiture. Le reste est secondaire. La moindre hésitation dans votre conduite ou changement de décision entraînera un coup de klaxon, de jour comme de nuit. En tant que piéton,
n’exigez pas trop de la part des chauffeurs allemands et assurez vous d’utiliser les passages pour piétons quand le feu est vert. S’ils ne vous écraseront pas, c’est uniquement pour ne pas
abîmer ou salir leur voiture.
En se plongeant dans la culture et l'histoire allemande, on découvre que la voiture est symbole de liberté. Ainsi les autoroutes sont gratuites et
n'ont pas de vitesse limitée. Des autoroutes libres / gratuites (c'est le même adjectif en allemand : « frei ». Prononcez comme dans Mia
Frye) pour un peuple libre.
En se plongeant dans l'économie, on découvre pourquoi tout cela tient encore : constitué de puissants groupes comme Volkswagen ("la voiture du peuple » en allemand.
Entreprise créée à la demande d’un certain Adolf Hitler), Mercedes ou BMW, le lobby automobile allemand est très influent.
Les choses ne sont donc pas particulièrement près de changer. On peut prendre comme exemple l’absence de limitation de vitesse sur les autoroutes. Cela peut
paraître étonnant vu de France. Ceci dit, cela ne concerne que 5% des routes et ne représente au total qu’une part limitée des accidents (je ne suis pas particulièrement contre malgré tout).
Récemment, Angela Merkel a suggéré d’instaurer une limitation avec comme raison, non pas la sécurité, mais la pollution. J’aime autant vous dire que ce projet de loi ne fait pas
l’unanimité.
Attention, il ne faut pas oublier que les allemands utilisent parallèlement beaucoup leur vélo. Berlin est un très bon exemple puisque de nombreuses personnes
bravent le froid. Finalement, selon moi, c’est ici que réside le danger pour les piétons : bien heureux d’avoir réussi à traverser sans encombre la route, ils peuvent
oublier les couloirs réservés aux vélos et faire une rencontre peu opportune… Après avoir personnellement constaté ce risque, j’ai même pu lire une mise en garde dans le Guide du
Routard !
Un dernier point intéressant : le nombre d'allemands dans ma promo intéressés par des boulots chez Mercedes et compagnie.
Je vous laisse avec une photo de la
trabi, symbole de l'ex-RDA.
Aujourd'hui, mon tour
quotiden des médias a donné ceci :
Citation de Nicolas Sarkozy lors d'un sommet avec des dirigeants européens, concernant la situation économique actuelle (et notamment la crise de subprime) :
"nous voulons la transparence parce que nous ne voulons pas du protectionnisme. Nous voulons la liberté du marché, nous voulons la concurrence loyale, et pas
l'absence de transparence" (Journal du
net)
Sur les déclarations de François Fillon à propos de la crise de la Société Générale :
"Mardi, le premier ministre français François Fillon a affirmé que le gouvernement "ne laissera pas la Société générale être l'objet de raids hostiles de la part d'autres
établissements bancaires", faisant ressurgir l'hypothèse d'un rapprochement avec BNP-Paribas pour faire échec à une OPA hostile d'une banque étrangère et créer un champion bancaire
français." (Le
Monde)
Toujours François Fillon :
"Le gouvernement entend que la Société Générale reste une grande banque française acteur de la mondialisation", a ainsi déclaré mardi le Premier ministre, François
Fillon. (Le
Parisien)
Citation de Laurent Wauquiez, porte-parole du gouvernement, sur le même sujet : "si jamais il doit y avoir un adossement financier supplémentaire de la Société Générale, il faut autant que
possible que ça puisse se faire dans le cadre de l'intérêt de l'industrie bancaire français (Les
Echos)
Evidemment, la Commission Européenne a déjà rappelé à l'ordre le gouvernement suite à ces déclarations
Conclusions :
- Encore un superbe exemple du liberalisme à la française (oui au libéralisme tant qu'on en profite à tous les coups
- Encore un superbe exemple de la communication du gouvernement : de belles phrases et surtout de superbes contradictions pour un résultat prévisible. Cela passe en France,
et cela détériore notre image à l'étranger.
"Encore? Y'a-t-il quelque part sur terre un autre sujet?!?!"
Rien de mieux que de prendre du recul sur son pays en observant ce qui filtre dans la presse étrangère. Je ne lis pas particulièrement les journaux, mais j'en ai
régulièrement qui me passent sous le nez, ce qui me permet de voir les titres. Je n'ai qu'une seule chose à dire : bravo Nicolas Sarkozy.
La stratégie de communication de notre cher Président atteint des sommets. Il est partout. Et quand je dis partout, je le pense vraiment. Avec sa "rupture", ses réformes à tour
de bras et surtout, sa vie privée étalée aux quatre coins du monde, il occupe tous les magazines et journaux, y compris en Allemagne.
Ainsi la semaine dernière, Der Spiegel, un hebdomadaire, a consacré sa Une à Sarkozy. On y voyait notre Président et Carla, avec comme titre : "l’érotisme du
pouvoir". Le sous-titre est impressionant : " le mélange du sexe, de la politique et du soap" (comme dans "soap opera", qui signifie sitcom en anglais).
J’ai lu en diagonale l’article : ils expliquent un peu le mode de fonctionnement de Sarkozy. L’article est loin d’être tendre notamment lorsqu’il s’exprime sur les relations
étroites avec plusieurs PDG du CAC40. Ainsi Bolloré est surnommé le « lufttaxi » ("luft" signifie « air » en allemand), ce qui se
traduit par « le taxi des airs ». En invitant le lecteur à imaginer Angela Merkel partir en vacances avec ou grâce aux PDG de SAP ou Tchibo, Der Spiegel montre bien que ceci est
inimaginable Outre Rhin.
Le deuxième magazine allemand qui se trouve dans ma collocation en ce moment est Vanity Fair. Certes, une publication type "Elle" n’a rien à voir, sauf que c’est
bien sûr Carla qui en fait la Une… J’ai vu également vu une dernière page de journal dans le métro pour apercevoir à nouveau le couple présidentiel.
La citation qui débute ce billet est à créditer à une amie allemande, qui est tombée sur Der Spiegel. Sarkozy est partout, même en Allemagne. On ne peut
que le féliciter pour son omniprésence dans des publications de toute sorte, sérieuses ou non. Vivement qu’il achète un chien, pour passer dans 30 millions d’amis ou que Carla tombe enceinte pour
faire la Une de « Parents »…
Plus sérieusement, il faut réaliser que l’image de Nicolas Sarkozy à l’étranger n’est pas des meilleures. En Allemagne tout particulièrement, il
existe quelques tensions avec le gouvernement et les journaux ne le portent pas dans leur cœur.
A mon humble avis, être Président, c’est avant tout bien représenter son pays et véhiculer ses valeurs à l’étranger. Et bien là c’est raté…
J'aime mes études car elles me permettent de comparer trois expériences dans trois villes. J'ai fait Paris, Londres, et me voici à Berlin.
Je compare également les questions que l'on me pose selon les villes. Ainsi, lorsque j'étais à Londres, je n'échappais jamais à la fameuse question : "alors elles sont
comment les petites anglaises" (ma réponse est ici)? A Berlin, c'est plutôt la météo qui intrigue :
"il fait quel temps"? Et bien voici la réponse : j'ai beaucoup comparé la température à Paris et Berlin via Le Monde. Jusqu'à Noël, aucune différence.
Mais depuis que je suis rentré, ce n'est plus pareil. J'ai constaté un écart de 10°. Il y a 10 jours, il faisait -7° à Berlin. Mieux : la neige
s'est invitée quelques jours!
Finalement, ce n'est pas le froid le pire, mais la luminosité. Berlin se situe plus au nord de Londres (au même niveau qu'Amsterdam) et plus à l'est bien que le fuseau
horaire soit le même que celui de la France. Résultat, la luminosité diminue très tôt dans la journée, et il fait nuit au moins une heure plus tôt qu'en France.
Voilà, fin du bulletin météo. Je vais faire une danse pour que la neige revienne!
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